Les remèdes contre le deuil en homéopathie

Dorit Zimmermann, auteur du livre “Le deuil en homéopathie”

Dorit Zimmermann est une praticienne non médicale qui a son propre cabinet d’homéopathie classique à Gräfelfing près de Munich depuis 2007, avec une spécialisation en pédiatrie et en gynécologie.

L’importance de l’état psychologique du patient dès l’anamnèse et conseils aux thérapeutes ?

Selon l’auteur Dorit Zimmermann, le point commun des 70 remèdes homéopathiques présentés dans son livre “Le deuil en homéopathie” est leurs relations avec un chagrin plus ou moins profond. La souffrance mentale est la racine de la pathologie qui conduit le patient à la pratique.

Très peu de patients viennent voir l’homéopathe et disent : “Je suis malade d’amour” ou “Je viens parce que j’ai connu trop peu d’amour dans l’enfance” etc. La plupart d’entre eux présentent une symptomatologie spécifique tels que la migraine, la fibromyalgie, le SFC, le syndrome du côlon irritable, la colite, une dépression ou une insomnie, etc.

Dans la méthode des sensations, nous laissons au patient beaucoup d’espace, c’est-à-dire que nous lui posons de petites questions, généralement ouvertes. Ainsi, si le patient dit qu’il vient à cause d’une migraine, nous nous intéressons aux modalités que nous demandons à la fin de l’anamnèse. En particulier à la manière dont le patient ressent le mal de tête, à tout ce qu’il ressent.

Grâce à cette anamnèse très ouverte où le patient détermine lui-même où va le voyage, on atteint souvent assez rapidement le point de léthargie, c’est-à-dire la racine du mal où le psychisme souffre. On cherche donc l’origine du chagrin individuel. Il n’est pas nécessaire de demander explicitement au patient pourquoi il souffre. Si une souffrance mentale est à l’origine de ses problèmes, elle sera mentionnée dans l’anamnèse. D’ailleurs, est important de se retirer autant que possible de ses propres attentes et de rester complètement avec le patient.

Particularités dans le choix du remède du deuil que les thérapeutes devraient envisager ?

Pour autant que les moyens soient bien testés, l’analyse selon la méthode sensorielle et la repertorisation devraient aboutir au même résultat, à condition que les rubriques soient bonnes. C’est-à-dire sélectionnées individuellement.

Si les moyens sont peu ou pas du tout testés, on doit se fier à l’analyse selon Sankaran. Il existe également des critères d’apprentissage pour la méthode de sensibilité qu’il faut maîtriser pour pouvoir travailler de manière responsable avec cette méthode. Pour y arriver, il faut d’abord connaître le règne naturel d’où doit provenir le remède. C’est la condition préalable à toutes les étapes ultérieures, et c’est là que la plupart des erreurs sont commises.

Il s’agit donc de choisir le domaine inférieur et enfin le remède à prescrire. Ceux qui ont maîtrisé les règles seront également en terrain sûr grâce à cette méthode. Mais, comme mentionné, le répertoire et la materia medica sont aussi les outils les plus importants de la méthode sensible.

Faut-il travailler selon la méthode Sankaran ?

Il faut être ouvert à la méthode. Le livre n’est pas un guide pour travailler avec la méthode Sensation, mais il est basé sur celle-ci. Cette approche et celle de Rajan Sankaran travaillent de la même manière: la synergie de la Méthode de la Sensation et de l’Homéopathie classique selon Hahnemann.

À cet égard, toutes les déclarations sur les différents remèdes que je fais dans le livre sont étayées par des rubriques correspondantes, de sorte que les collègues qui ne travaillent pas selon la méthode Sensation bénéficient également du livre.

Outre les remèdes connus comme Natrium muriaticum, Pulsatilla, Ignatia, Staphisagria etc., il contient également des remèdes presque inconnus comme les cygnes, le pigeon ramier, Buddleia davidii, les remèdes mères, Lacrimea hominis (larmes de chagrin humaines) et bien d’autres, dont le champ d’application devrait être intéressant pour tous les collègues.

Expérience du chagrin lié au traitement des animaux ?

Le livre ne traite que des bipèdes, mais bien sûr les découvertes de la médecine humaine peuvent également être appliquées aux animaux. Or, la différenciation risque d’être difficile, surtout dans le cas de remèdes moins connus et moins testés. D’autant plus que nous devons nous fier aux symptômes physiques et à notre observation lorsque nous traitons des animaux.

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