Vivre sans désir, quand l’apathie s’empare de nous…

Vivre sans désir est le reflet global de l’apathie et de la démotivation face aux attentes concernant le présent et l’avenir. Se réveiller chaque jour dans cet état peut se transformer en une véritable épreuve. Une ascension de plus en plus raide en raison de l’inertie qui régit notre état d’esprit.

N’oublions pas que vivre sans désir signifie consacrer du temps à des activités, même si vous sentez que vous n’avez pas la force de les réaliser. D’une certaine manière, il faut faire un effort supplémentaire, dû au lest, pour atteindre des objectifs peu coûteux (petit-déjeuner, s’habiller, prendre une douche). D’autre part, l’apathie est si forte qu’il devient presque impossible d’agir.

Vivre sans désir, en silence

L’apathie passe souvent inaperçue, car elle tend à remplacer le manque de motivation par l’effort. Le contexte familial et le cercle d’amis de la personne qui vit dans une spirale d’apathie peuvent ne pas remarquer la douleur qu’elle ressent. On pourrait penser : mais comment savoir si elle est affligée d’une apathie constante et si elle se comporte comme d’habitude ?

C’est un point important. Souvent, nous n’accordons pas d’importance à l’état émotionnel des personnes qui nous entourent, précisément parce qu’il n’y a pas de signes évidents. La personne continue à faire son travail, à remplir ses obligations familiales et à participer à des réunions sociales. On peut même apercevoir un sourire sur son visage, mais il n’y a pas d’enthousiasme en elle.

Face à l’apathie, évitez les clichés

Lorsque quelqu’un nous dit comment il est, comment il se sent, nous avons souvent tendance à tomber dans le cliché de : “ce n’est rien”, “vous le verrez passer”, “cela arrive à tout le monde”, “reprenez-vous”, “n’y accordez pas trop d’importance”. Bien que notre intention soit positive, pour la personne qui vit sans désir, l’écoute des phrases de motivation classiques peut ne pas être du tout réconfortante. Au contraire, le sentiment d’être mal compris peut les amener à fermer le canal de communication.

Alors, que devons-nous faire si quelqu’un nous dit de ressentir un fort état d’apathie ? Eh bien, cette personne pourrait en fait avoir besoin de notre soutien et d’une écoute active : se sentir comprise, comprendre ce qui lui arrive, être là avec elle. Cela pourrait être un réconfort pour elle d’exprimer ce que signifie pour elle de vivre sans désir et de devoir recourir à la volonté d’exercer toutes les activités.

Au-delà de l’apathie

Vivre sans désir, de manière apathique, peut avoir une composante physiologique, comme l’a déclaré un groupe de recherche. Les chercheurs associent la démotivation et l’apathie à des circuits cérébraux spécifiques qui, dans certains cas, peuvent présenter des anomalies de fonctionnement. Il est probable que des conditions qui vont bien au-delà des circonstances extérieures se cachent derrière l’apathie.

À son tour, l’apathie peut cacher des troubles et des pathologies psychologiques sous-jacents, comme la dépression majeure ou la dysthymie. Dans ce contexte, l’une des premières étapes pour surmonter cet état est d’exclure les problèmes médicaux (facteurs de causalité hormonaux et organiques) ou psychologiques.

En laissant de côté l’origine de l’apathie, il est important de rechercher un soutien. Nous pouvons nous tourner vers notre famille et nos amis, ou vers un professionnel, car la souffrance nous submerge souvent au point que nous avons besoin d’une aide extérieure pour la surmonter.

Comment sortir de l’apathie ?

Analyser vos comportements

D’abord et avant tout, vous devez décider de rompre ce cycle d’apathie. Si vos pensées vous mènent constamment vers l’inactivité et l’impuissance, il est temps de générer d’autres types de pensées. Toutes vos pensées et vos actions devraient se concentrer vers l’objectif de retrouver votre pouvoir et d’apprendre comment éviter les paralysies émotionnelles et physiques qui s’ensuivent. Prenez part à des activités qui génèrent des pensées vous donnant la foi de croire que vous avez le pouvoir sur votre existence et que vous pouvez créer de nouvelles possibilités. Vous pourriez par exemple simplement nettoyer votre lieu de vie pour commencer à améliorer votre situation.

Vous devez comprendre les signes, les symptômes et les causes de l’apathie. Cette dernière peut se manifester de plusieurs façons dans votre comportement, par exemple par de la perte d’intérêt et d’enthousiasme pour beaucoup de choses de la vie.

Identifiez la cause principale de votre apathie

Qu’est-ce qui vous a fait sortir du droit chemin ? Avez-vous dû affronter beaucoup de rejet ? Est-ce que c’est en relation avec le fait que vous pensez que personne ne vous écoute ? Avez-vous échoué à atteindre un certain niveau d’éducation ou de statut social et pensez-vous que vous n’y arriverez jamais ? Avez-vous un déséquilibre quelque part dans votre corps ? Vous seul pouvez répondre à ces questions.

Il pourrait y avoir des causes physiologiques, psychologiques ou sociologiques, singulièrement ou collectivement à l’origine du problème. Demandez à un médecin de réaliser des analyses sanguines afin de mettre en évidence des maladies comme un problème de thyroïde, un déséquilibre hormonal ou autre. L’apathie est un symptôme que l’on retrouve dans plusieurs maladies pouvant faire l’objet de soins.

Demandez à un naturopathe de vous aider à résoudre les problèmes qui ne peuvent pas être résolus par un médecin allopathe. Le naturopathe aura une approche plus holistique, qui peut être un complément efficace aux soins allopathiques. Le naturopathe est par exemple spécifiquement formé pour gérer les sensibilités chimiques et nutritionnelles, ainsi que les allergies pouvant affecter votre humeur et votre bienêtre en général.

Évaluez votre enclavement

Est-ce que vous passez la plupart de votre journée tout seule, avec peu d’interactions avec les autres ? Le fait de passer toutes vos journées seul avec vos pensées limite votre perception de votre vie et du monde. Si vous avez des pensées négatives, vous allez passer la journée entière dans un espace négatif. Passez plus de temps avec vos amis proches et votre famille. Ne vous laissez pas vous isoler des autres.

Trouvez un équilibre entre du temps pour vous et du temps que vous passez dans des situations sociales. Permettez-vous d’avoir l’occasion de vous sentir mal à l’aise dans des situations sociales. C’est normal. Quelque chose de nouveau deviendra plus facile avec la pratique. Il est important de créer du lien social, toutefois ne passez pas de temps avec les gens que vous n’aimez pas. Si vous avez tendance à ressentir des sentiments de dépression et d’apathie lorsque vous êtes entouré de certaines personnes, préférez plutôt côtoyer des gens avec qui vous êtes bien.

Activez votre corps et votre esprit

On peut parfois inverser des périodes d’apathie extrême en faisant le plus petit des pas. Sortir dehors et bouger son corps pourraient suffire à vous sortir de votre brouillard. Si l’idée de faire du sport vous donne envie de vous diriger droit vers le canapé, prenez-le comme un signe que c’est une idée nécessaire. Vous n’avez pas à vous jeter immédiatement dans des courses de 5 km et dans des distances de natation de 2 km chaque matin. Allez lentement et commencez par faire ce que vous êtes prêt à faire. Commencez par de petits étirements et un peu de gymnastique tous les matins ou faites une marche rapide dans le quartier.

Le sport permet de libérer des bêtas-endorphines dans le sang, ce qui produit un effet d’euphorie et introduit des sensations agréables. Cela permet aussi d’augmenter l’endurance, de donner de l’énergie et de mieux dormir. C’est un système gagnant-gagnant.

Surveillez votre régime alimentaire

La consommation de nourriture non saine est susceptible d’entrainer un cycle d’apathie. Plus vous vous sentez apathique, plus il y a de chances pour que vous consommiez une nourriture qui n’est pas bonne pour vous et dans des quantités susceptibles de mener à l’obésité. Ne vous orientez pas vers les aliments congelés, les fastfoods et autres nourritures poubelles. Privilégiez les plats sains et nutritifs.

Évitez de consommer trop de sucre raffiné et d’aliments contenant des conservateurs, car cela affecte vos hormones de BDNF, dont le lien avec un risque accru de dépression a été établi. Essayez de cuisiner des plats simples contenant des légumes frais, des fibres et un minimum de plats industriels ou déjà préparés. Si vous utilisez beaucoup le four à microonde, essayez d’utiliser davantage le grill, le four et la gazinière. Vous créerez des saveurs, des textures et des arômes qui amènent de la diversité dans votre vie.

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